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Rêve de volant

De la manière dont on peut aimer conduire des voitures de sport.

Mondial de l'Automobile 2016 by Matou

Publié le 4 Octobre 2016 par Matou DeMatou

Depuis maintenant une bonne heure, je flâne dans les allées du Mondial de l'automobile. Mon esprit s'évade de cette ambiance bruyante et surchauffée. Quelques temps auparavant, au volant de ma voiture, je conduisais sur le périphérique sous un soleil radieux apercevant au loin le quartier de la Défense...

Tout à coup, j’aperçois Anthony B. Nos regards se croisent, Nous nous disons Bonjour.

"Comment vas tu, Matou? Qu'est ce que tu penses de ce salon?"

Peu loquasse jusqu'à présent puisque tout seul, je me lançais dans une diatribe sans fin...

D'abord, Salon et Automobile sont deux mots qui ne vont pas ensembles; Le salon constitue un lieu de détente, de discussion, de repos, de calme alors que l'automobile est en mouvement, rapide, bruyante, dangereuse, passionnante. La mission impossible des exposants consiste à faire coller les deux bouts. Ils y déploient beaucoup d’énergie, de créativité et d'argent mais ça ne marche pas.On ne peut que faire croire quand on ne croit pas! Croire est un luxe que la société de consommation ne peut plus se payer car elle n'en a pas le temps. Je constate ainsi de mes yeux que les deux artifices principaux mis en place résident dans des simulateurs et des petits fours. La méprise générale organisée convient ainsi à tous les pilotes....

Game OverGame Over
Game Over
Game OverGame OverGame Over

Game Over

Ensuite, la tentation de faire cohabiter des voitures de route et des voitures de course est grande mais ces deux mondes ne peuvent se rejoindre. Le premier monde répond à la question de la mobilité alors que le deuxième répond à la question de la performance. Dit autrement, les voitures homologuées pour la route ont pour objectif de nous conduire alors que les autres ont pour but d'être pilotées. La beauté des premières n'a pour égal que la brutalité des secondes.

Les voitures de routeLes voitures de route
Les voitures de routeLes voitures de routeLes voitures de route
Les voitures de routeLes voitures de routeLes voitures de route
Les voitures de routeLes voitures de route

Les voitures de route

Les voitures de courseLes voitures de course
Les voitures de courseLes voitures de course
Les voitures de courseLes voitures de course
Les voitures de courseLes voitures de courseLes voitures de course

Les voitures de course

Enfin et comme toujours, je me suis arrêté longuement devant la dernière 911 GT3 CUP. J'ai beau me soigner, je n'arrive pas à sortir cette machine infernale de ma tête. Dans des proportions digne du mystique nombre d'Or, la tension des courbes restitue une harmonie parfaite sous tous les angles.Le concentré d'optimisation de tous les éléments constitutifs dégage une force hyperstatique: La bête à l'arrêt semble prête à bondir avec fluidité et équilibre. Rien n'est exagéré ni extravagant dans cette œuvre et pourtant nul besoin de spots pour qu'elle rayonne.

Divines proportions Divines proportions

Divines proportions

Sur ces mots, je lâchais Anthony B puis rejoignais le parking afin de m'échapper.

Je tournais alors la clef de contact de mon 5008 déclenchant ainsi le toussotement puis les borborygmes du moteur.Attrapant le cuir de mon volant, je manœuvrais entre les poteaux. Les odeurs de diesel me remontaient dans les narines pendant que les pneus crissaient distinctement à mon oreille sur les bandes de peinture trop lisses; Tous mes sens jusqu'alors endormis s’éveillaient: j'étais à nouveau heureux!

Jean-Philippe

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48 heures : la suite

Publié le 18 Septembre 2016 par Matou DeMatou dans Rallye

Je vous dois la suite du rallye ES par ES, c'est la moindre des choses!

Avant de nous lancer dans l'ES 1, nous sommes passés par l'assistance avec le choix crucial des pneumatiques. En effet, c'est la première fois que je vais bombarder sous la pluie, en tout cas sur route humide.. J'avoue que je ne suis pas rassuré. Nous décidons de monter 4 slicks gomme tendre dans l'espoir que la pluie s’arrête et que nous puissions attaquer sur des routes à peu près sèches. Michel et son frère s'activent autour de la voiture. Départ dans 5 minutes vers la première spéciale

Assistance 1
Assistance 1Assistance 1

Assistance 1

ES 1:

je suis au départ de la première spéciale de mon premier rallye national. Le décompte a commencé, je ne peux plus faire marche arrière. Heureusement la pluie cesse. La route étroite et froide nous semble sèche. Décompte: 3.2.1.0 . "50 mètres ciel dans droite 5 + à fond" m'annonce Marine dans le micro du casque. Je m’exécute, ça passe. La spéciale faisant 19 kms, je me dis que je vais un peu gérer avant de tenter quoi que ce soit, au moins pour chasser les vieux démons de mon précédant rallye trop rapidement écourté. Les 9 premiers kilomètres sont sur route sèche ce qui me permet de prendre la mesure car je suis à l'aise sans excès alors que les notes tombent à point. La deuxième partie de la spéciale très rapide sur route trempée m'impose quelques figures de style mais je reste sur la route. Ouf! nous arrivons. Je descend de la voiture pour discuter avec David R. Il me demande combien j'ai fait: J'en sais rien, ce qui important c'est que je sois encore là.

ES 2:

L'ES 2 est une spéciale très courte et technique dans les sous bois comprenant quelques virages piégeux et étroits ainsi qu'une épingle très serrée. La route est maintenant détrempée ce qui implique pour moi une grande concentration. Il fait huit degrés dehors mais je suis en nage alors que Marine, décontractée, me jure que c'est sa spéciale préférée. La partie technique s'enchaine avec beaucoup d'humilité et une bonne marge de sécurité. Le frein à main à l'épingle nous vaut un petit passage sur le bord du talus sans gravité sauf pour les pissenlits. Nous arrivons au bout de l'ES satisfaits. Au fait, tout à l'heure, on y passera de nuit! Ça va être sport!

ES 3:

Comme nous changeons de versant, il s'avère que l'ES 3 est sèche. Alléluia! Nous en profitons pour attaquer un peu plus sachant qu'il faut gérer quelques passages un peu chauds. Je commence à me sentir à l'aise et nous réalisons un bon chrono avec quelques dérives à la clé. La fin de spéciale est très rapide au milieu de platanes ce qui ne m’empêche pas de prendre quelques appuis. Finalement, les slicks gomme tendre sur ce premier tour est un bon choix. Lorsque nous passons le panneau arrivée, nous avons réalisés pratiquement le roulage d'un régional alors qu'il reste encore deux tours.

Assistance 2:

Il faut à nouveau choisir les pneus pour le deuxième tour. Nous scrutons les autres équipes. Les conversations s'animent autour du site de Météo France.Mais il n'y a rien à prédire car le temps change à peu près toutes les demi heures: Il va falloir jouer un coup de poker...Je décide de partir en slick pour préserver les pneus pluie pour le dernier tour de nuit au cas où.

48 heures : la suite

ES 4:

J'arrive à l'ES 4 sous des trombes d'eau: c'est un naufrage stratégique: Il va falloir rester sur la route coute que coute .Tant pis pour le spectacle et les chronos.Je constate avec un regard qui se décompose que la voiture devant moi est chaussée de pneus pluie. Ça y est, c'est parti! Les freinages sont réalisés sur des œufs. Aie j’appuie trop fort sur la pédale de gauche, je pars en luge, je lâche, la voiture reprend de l’adhérence, on passe...Nous passons proprement et sans fracas l'épingle de Tence sous le regard attentif des spectateurs alors que la pluie a cessé. Après quelques grosses frayeurs, nous atteignons l'arrivée mais nous avons perdu beaucoup de temps. C'est pas grave, c'est le métier qui rentre.

ES 5:

La spéciale commence par la traversée furtive d'un chat 5 mètres devant le capot dans un virage à la ferme. Je distingue son pelage blanc et noir. Heureusement Marine ne l'a pas vu car elle est plongée dans son cahier. Je me loupe encore à l'épingle ramassant le reste des pissenlits dans le creux du becquet avant. Je l’aurais un jour, je l'aurais!

ES 6:

La spéciale est à nouveau sèche. Je décide d'attaquer pour tenter de rattraper le retard pris sur les deux précédentes spéciales. Je suis concentré lorsque j’aperçois la famille jonchée sur un tas de bois pour me soutenir. Je passe devant eux le sourire aux lèvres dont la décontraction est sans doute à l'origine d'une belle dérive certes maitrisée mais peu efficace.

Assistance 3:

A nouveau le choix des pneus s'impose à nous. Sans hésiter , nous montons les "pluie". Je ne veux pas revivre le tour 2 car je commence à fatiguer. L'ambiance de nuit devient dantesque avant même de nous lancer. Les irréductibles nous soutiennent sous une pluie battante. Et encore merci à notre assistance qui a fait un super boulot.

ES 7:

C'est dans cette spéciale que le rallye a basculé.

Équipé de pneus pluie , je me sens plus à l'aise car je constate que l'efficacité de freinage est redoutable. Je pars donc confiant juste derrière David R, le concurrent entre nous deux étant sorti dans l'ES précédente.Les douze premiers kms se passent bien et nous attaquons dans la mesure de nos capacités intellectuelles et physiques. Et puis dans un gauche, la voiture est partie en dérive pour faire un 180 sur la route. Ouf, nous n’avons rien touché mais la voiture a calé. Je tourne la clef, rien à faire! je recommence, même punition. Nous sommes face à la circulation et dans 30 secondes , une voiture de course arrivera plein fer sur nous. Je demande à Marine de descendre pour nous prévenir avant le virage. Elle se dessangle pendant que tente toujours de démarrer: Rien à faire. La voiture suivante nous passe à côté à vive allure toute rampe allumée. Il faut faire quelque chose. J'enlève la clef, je la remets, j’éteins la rampe de phare mais je la rallume aussitôt pour nous prévenir dans le noir absolu. La deuxième voiture passe lorsque je décide de faire avancer la voiture au démarreur en première pour nous dégager de ce mauvais pas. Le moteur broute, crapote puis démarre afin au bout de 2 mns 30. Marine saute dans la voiture et se sangle puis je tente de piloter à vue le temps qu'elle retrouve le fil des notes. Pas loupé, au Pif paf, je fais tirer tout droit coupant ainsi la rubalise qui délimite le parcours: il faut qu'on se calme...Nous rallions l'arrivée tant bien que mal mais nous savions que cet incident nous faisait passer de la deuxième place de la classe à la quatrième.

ES 8:

L'ES 8 fut l'enfer. La pluie battante, le noir absolu en forêt, la route couverte de boue et les nappes de brouillard m'ont fait monter le palpitant à 200. J'ai découvert ce qu'est le rallye dans cette spéciale. je n’avais jamais été confronté à autant d'aléas à la fois, y compris en sortie de boite de nuit dans ma première vie.Je pense que je m'en souviendrais pendant longtemps. Mais nous sommes arrivés au bout avec, s'il vous plaît, un chrono honorable Les pneus pluie ont fonctionné à merveille dans ce temps hivernal. Au fait, je réussis enfin mon frein à main dans l'épingle: les derniers pissenlits attendront...

ES 9:

La seule chose qui a compté dans cette ES, c'est la ligne d'arrivée. Tous étaient là pour nous supporter: applaudissements, félicitations, rires,....Lorsque j'ai quitté le casque j'étais en sueur mais heureux. On a discuté 10 mns puis nous avons rejoint tranquillement le parc fermé: l'équipe MatouDematou Rallye Team a vaincu le rallye du Haut Lignon!

Jean-Philippe.

48 heures : la suite
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48 heures pour le n°48

Publié le 16 Septembre 2016 par Matou DeMatou dans Rallye

Prêt pour décollage

Prêt pour décollage

Vendredi 16/09 7h30:

A 48 heures du départ du Haut Lignon, les choses se précisent pour notre équipage n°48. La tension monte gentiment du sol au plafond pour le dernier rallye de la saison 2016. Cette fois ci, j'ai mis l'accent sur l'étude des notes pour aller au bout dans les meilleures conditions.

D'autant plus que la concurrence est rude au regard de la liste des engagés 2016.

Mais j'ai une arme fatale; le soutien psychologique des supporters de l'équipe Matou!

A tout à l'heure pour la suite.....

48 heures pour le n°48

Vendredi 16/09 12h10:

Houlala ! je viens de tirer la météo de samedi. C'est "dame pluie" qui montre le bout de son nez. Nous ferons un point ce soir sur ces cieux capricieux... A tout à l'heure

Vendredi 16/09 16h45:

Nous nous apprêtons à partir vers le Chambon sur Lignon sous un ciel lyonnais bas et lourd. Je viens juste de capter sur mon smartphone un SMS pour un pari entre notre équipage et celui de David R...Ça monte ça monte!....Prochaine étape: récupérer le sponsor sur St Etienne et filer vers notre destin. La voiture de course arrivera de son coté avec Michel pour un rendez vous vers 19h 30 près du parc fermé pour les vérifs.

Vendredi 16/09 23h45:

C'est avec succès que nous avons passé les vérifications techniques. Bravo à toute l'équipe qui a permis d'avoir une belle voiture au départ. Le rallye, c'est aussi des moments de convivialité

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Haut-Lignon 2016!

Publié le 10 Septembre 2016 par Matou DeMatou dans Rallye

Haut-Lignon 2016!

L'équipe MatouDematou Rallye Team participera au 27 éme rallye du Haut-Lignon le 17 septembre 2016.

PROGRAMME
10/09 11/09 16/09 : Reconnaissances
V 16/09 19:00-22:00 : Vérifications (Gare du Chambon-sur-Lignon)
S 17/09 08:00-09:30 : Vérifications (Gare du Chambon-sur-Lignon)
S 17/09 13:00 : Départ du rallye (Chambon-sur-Lignon)
S 17/09 22:07 : Arrivée du rallye (Parking, Gymnase de Tence)
D 18/09 10:30 : Remise des prix (Cinéma de Tence)
Parcours : 230.55 km, dont 9 épreuves spéciales d’une longueur totale de 103.65 km

Merci à tous pour votre soutien.

Jean Philippe

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C'est le jeu...

Publié le 28 Août 2016 par Matou DeMatou dans Rallye

Pour la première fois de son histoire, l'équipe MatouDematou Rallye Team a jeté l'éponge par abandon dans un rallye, celui de chartreuse 2016. La fuite sur le radiateur de refroidissement suite à la touchette d'un poteau s'est imposée à nous dès le troisième kilomètre, nous obligeant à renoncer sur problème mécanique après l'arrivée de l'ES1.Voilà, fin de l'histoire.

C'est le jeu...

Pourtant tout avait bien commencé avec une organisation comme d'habitude sans faille. La voiture était réglée comme à la côte roannaise, montée de pneus neufs à l'avant en gomme mixte vu les 37 ° ambiant très pénibles au demeurant. Le copilotage, sous le contrôle de Jérôme B, nous permettait d’espérer quelques beaux passages sur les routes vallonnées et étroites du massif de Chartreuse.

C'est le jeu...

Du côté de nos supporters, le beau monde se déplaçait pour nous soutenir. Il faut souligner que l'ambiance de ce rallye estival culmine tant les passages sont techniques et spectaculaires. Je remercie la présence du sponsor I love Print qui avait fait un gros "Twit" la veille sur l'événement. Pour l'histoire, j'ai du prévenir nos fans du dimanche que ce n'était pas la peine de se déplacer et espérer nous voir dégommer l'asphalte. Dommage, dommage...

C'est le jeu...

Côté pilotage, après un premier kilomètre un peu poussif affublé de trois grosses épingles, je me suis mis dans le rythme des notes de Jérôme. L’arrière très joueur de la 206 nous valait quelques beaux transferts de masse comme les aiment tous les pilotes. A deux ou trois reprises nous avons testé les limites d’adhérence de la voiture constituant ainsi une expérience indispensable pour la suite des compétitions. Bref il est clair que je progresse à grands pas à chaque kilomètre réalisé. Puis un moment d'inattention alimenté par un concurrent tanké dans le bas côté, me faisait perdre le fil des notes dans un gauche à 90° nous conduisant aux conséquences que vous connaissez.Nous avons fini la spéciale sur un faux rythme après avoir perdu plus de 30 s dans la mésaventure.

Au lieu de m'exciter dans les droites et les gauches, c'est comme ça que je me retrouve ce dimanche matin au marché de Croix rousse devant les étals de fruits. La vie est un grand écart dont les limites sont notre propre souplesse.

Jean Philippe.

Le marché de Croix-rousse un dimanche matin

Le marché de Croix-rousse un dimanche matin

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